Les immigrants dans le secteur automobile

L’immigration est un élément-clé de ce monde de plus en plus interconnecté. Mais elle alimente également les débats dans de nombreux pays, probablement du fait de ses impacts considérables sur l’économie et le marché de l’emploi dans ces régions. Au cours des 15 dernières années, le Canada à lui seul a accueilli près de 3,5 millions d’immigrants, lesquels se sont ajoutés aux quelques 30 millions d’immigrants permanents (environ 0,8% de la population totale du Canada). L’immigration est donc un phénomène omniprésent, qui impacte aussi bien sur la vie économique de la Nation que dans le domaine de l’emploi.

L’impact de l’immigration sur l’emploi

Il faut savoir que le taux de chômage est légèrement plus élevé pour les immigrants que pour les travailleurs canadiens ou québécois, mais la situation varie toujours selon le niveau de compétence et le pays d’origine des immigrés. Des preuves approfondies montrent alors que l’immigration ne nuit pas nécessairement à l’emploi ou aux salaires, bien que des effets négatifs à court terme puissent survenir en cas d’afflux considérable de migrants.
Dans le cas du Québec en particulier, l’intégration des nouveaux arrivants sur le marché du travail est en bonne voie. La ville de Montréal organise régulièrement des foires de l’emploi, qui s’adressent principalement aux immigrants venant habiter la région métropolitaine. Au-delà de pallier les pénuries de main-d’œuvre et de réduire le taux de chômage des immigrants, cette stratégie vise aussi à assurer un meilleur avenir pour les secteurs industriels et commerciaux de la région.
Certes, un large fossé subsiste encore entre les nombreux nouveaux arrivants sur le sol québécois et les entreprises voulant combler les postes vacants. De plus, la majorité des immigrants ne sont pas au courant des nombreuses opportunités et possibilités d’embauche offertes par les employeurs.Avec ces salons de l’emploi, l’objectif consiste alors à faire connaître aux immigrants les exigences du marché du travail, et à les aider à s’adapter aux nouvelles façons de travailler.

L’immigration et l’emploi automobile

Depuis quelques années, le gouvernement du Canada, par l’intermédiaire de la province du Québec, a entrepris de nombreuses réformesvisant à soutenir les acteurs de la distribution de voitures. En parallèle avec le développement de nouveaux procédés industriels, il a été question d’appuyer les concessionnaires et vendeurs de véhicules pour faire du Canada un centre d’innovation mondial, pionnier de la réduction des émissions de carbone. Or, il se trouve que ces réformes et nouveaux procédés nécessitent forcément la création d’emplois pour les Canadiens et les immigrants. Et il est avéré que la vente automobile, tout comme les services de restauration, figure parmi les domaines qui recrutent les plus d’immigrants au Canada. Par ailleurs, le gouvernement n’a cessé d’alléger les critères d’éligibilité pour favoriser l’intégration des nouveaux arrivants ; tandis que de nombreux dispositifs d’immigration ont vu le jour pour permettre à chacun de réussir son intégration sur le marché de l’emploi automobile.
Cependant, on pourrait penser que sur un pays aussi vaste, le Canada offrirait de nombreuses possibilités pour tous les demandeurs d’emplois. Il faut savoir que les statistiques de l’emploi automobile au Canada demeurent relativement modestes. Et ces chiffressont bien moindres pour les nouveaux arrivants. En effet, jusqu’ici, seul un immigrant sur quatre occupe un poste qui correspond vraiment à ses qualifications et à ses aspirations.
Mais quels sont les obstacles qui freinent l’embauche des immigrants dans l’emploi automobile ? Il y a trois grandes raisons pour lesquelles les immigrants et les nouveaux arrivants ont plus de difficulté à trouver un emploi dans les concessionnaires automobiles :

  • Le manque d’expérience sur le territoire canadien. Ce pays a ses propres lois et règlements en matière d’emploi et de travail. Il est tout à fait logique que les concessionnaires insistent sur le fait de s’approprier et de se familiariser avec le marché canadien avant d’embaucher des immigrants.
  • Les références étrangères ne sont pas forcément reconnues au Canada. Les concessionnaires canadiens peuvent se méfier des titres et diplômes étrangers, dont les diplômes universitaires, les références peu connues et les licences professionnelles. Les marchés de l’emploi automobile canadiens ou québécois sont réglementés, ce qui nécessite de s’adapter constamment aux exigences de ce secteur.
  • Comme tout domaine commercial, le secteur de la vente automobile canadienne nécessite des compétences linguistiques. Il faut savoir que les deux langues officielles du Canada sont l’anglais et le français. Un nouvel arrivant qui ne parle pas couramment la langue la plus courante au Québec est susceptible de voir refuser son dossier de candidature. Bien entendu, les langues constituent pour tout immigrant une barrière qu’il faut surmonter pour accéder au marché de l’emploi automobile.

Parmi les autres obstacles à l’embauche, soulignons aussi le fait de venir au Canada sans avoir des connaissances déjà établies dans ce pays. De même, les différences culturelles peuvent aussi constituer une barrière à la communication. Aussi, les immigrants ne doivent pas se limiter et se contenter des emplois temporaires qui rapportent peu et ne correspondent pas à leurs compétences professionnelles. Ces types d’emplois annihilent, bien évidemment, leur capacité à chercher un poste plus approprié. Enfin, notons aussi le manque de fonds de survie qui ne permet pas aux nouveaux arrivants de trouver un emploi approprié à leur niveau ou à leur domaine de compétences.
Le secteur canadien de l’automobile a beaucoup à offrir aux nouveaux arrivants sur le marché du travail, allant des agents commerciaux aux mécaniciens voitures légères ou poids lourds, en passant par les postes de réceptionnaires, de vendeurs spécialisés, de carrossiers peintres, de conseillers de services, de chefs de produits, de conseillers de ventes, de secrétaires de livraison, de techniciens, voire de vendeurs hall.
Jobondemand

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Le juillet 4, 2018
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